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1939-1945 OFLAG OFFIZIERSLAGER. Camp d’officiers prisonniers de guerre

Français

Près de deux millions de prisonniers de guerre sont envoyés dans les Stalags et Oflags du IIIe Reich. La captivité est un phénomène social sans précédent qui touche toutes les couches de la société. Cette exposition documentaire retrace la captivité des officiers prisonniers de guerre. 

Du 20 Avril au 01 Juin 2017

De mai à juin 1940, les combats de la Seconde Guerre Mondiale font près de 100 000 morts. Environ 1 900 000 prisonniers de guerre sont envoyés dans les Oflags et les Stalags, répartis sur l'ensemble du territoire du IIIème Reich. 

Parmi les 36 000 officiers envoyés dans les Oflags, 20 000 d'entre eux restent plusieurs années en captivité jusqu'à la libération des camps par les troupes alliées en 1945. Certains officiers de réserve seront libérés assez rapidement en raison de leur statut d'Ancien Combattant de la 1ère guerre mondiale, de leur charge de famille, de leur état de santé, de leur âge ou de leur profession. Les officiers ne bénéficieront d'une libération anticipée que si leur état de santé le justifie. 

La captivité a frappé toutes les couches sociales de la population française, dans toutes les classes d’âge comprises entre 18 et 60 ans. Près de 80% des prisonniers de guerre sont des appelés du contingent et la majorité des sous-officiers et des soldats sont issus du milieu rural. Les prisonniers viennent de toutes les régions de la métropole, des territoires d'outre-mer ainsi que des anciennes colonies françaises. Ils sont, pour près de la moitié d'entre eux, déjà mariés et souvent pères de famille. 

Plus qu’un simple épisode de la Seconde Guerre Mondiale, la captivité est un phénomène social sans précédent, car aucun conflit dans le monde ne verra un tel nombre de prisonniers de guerre. Ils forment un monde varié et à part. Moins de 4% d’entre eux réussiront à s'évader, cependant 40 000 mourront en Allemagne, en Pologne, en République Tchèque ou en Autriche (bombardements, accidents, maladies, exécutions, …). 

Privés de liberté et exilés en terre étrangère, séparés de leur famille, les soldats et les sous-officiers sont contraints au travail obligatoire dans les Stalags et les Kommandos pour le compte de l’ennemi. Les Stalags fourniront les ordonnances chargés des travaux d'intérêt général dans les Oflags. 

Les officiers quant à eux, dont le statut est également régi par les conventions de Genève, ne sont astreints à aucun travail obligatoire, mais restent enfermés derrière les barbelés dans les Oflags. Confinés pendant près de 5 années dans un espace étroit, privés de toute intimité, ils durent puiser en eux-mêmes les ressources suffisantes pour surmonter avec dignité l’épreuve de la privation de liberté, la faim, le froid et l’éloignement de leur famille, sans aucune perspective d'avenir sur la durée de leur détention. Ils logent entassés les uns sur les autres dans des baraques en bois construites à la hâte, d’anciennes casernes inoccupées ou des forteresses réquisitionnées dans l'urgence. 

De retour en France, leur réinsertion est difficile et ils découvrent parfois des drames familiaux qui leur avaient été cachés pendant la captivité. Ces hommes affaiblis ont souffert physiquement et moralement ; ils ont changé, et la France libérée depuis près d’un an (1944) a également changé. Il leur reste à réapprendre à vivre normalement, à se reconstruire et à se réinsérer dans la société en trouvant un emploi. Rapatriés en France en même temps que les déportés et les S.T.O. (Service du Travail Obligatoire), ils ont l’impression d’être "les oubliés de l’histoire" ... 

En une trentaine de panneaux, cette exposition documentaire réalisée par l’association Mémoire et Avenir retrace la captivité des officiers prisonniers de guerre.

Informations pratiques

ENTREE GRATUITE

Visites-commentées gratuites pour les groupes, sur réservation uniquement (01 40 64 39 44).